Aquatica - Corinne GUITTEAUD
« Je suis le gouverneur Tamara Whalings. Récemment nommée sur la planète-océan Aquatica, je me trouve confrontée à une situation tendue : sur ce monde, les humains cohabitent avec leurs anciens ennemis, les Reens. Peu de temps après mon arrivée, des événements étranges se produisent et les extraterrestres sont rapidement accusés. Mais je pense que la menace qui nous guette est bien plus grande. Pour découvrir de quoi il retourne, je vais risquer non seulement ma carrière, mais probablement ma vie. Peu importe. Je sais que l’enjeu est de taille. Je fais des cauchemars de plus en plus terribles chaque soir : je rêve de batailles, de mondes détruits. Et si la réponse à toutes ces peurs se trouvait au fond des océans d’Aquatica ? »
Une accroche plutôt sympa que ce petit résumé en quatrième de couverture, je me suis donc lancée dans cette lecture de space-opéra, pourtant pas ma tasse de thé à la base.
Si dans l’ensemble le livre est sympa, j’ai vraiment eu du mal à rentrer dans l’histoire. L’héroïne ne m’a pas été sympathique dès le début et n’a rien fait pour arranger son cas par la suite. Elle semble toujours sur le qui vive, agressive et bornée, et même si on comprend son difficile parcours jusqu’à ce poste de gouverneur, je n’ai pas réussis à me mettre de son côté.
Les autres personnages, plutôt stéréotypés et interchangeables, ne m’ont pas laissé un souvenirs impérissable. Mais le pire de tout, à mon sens, est la pseudo histoire d’amour qui arrive avec ses grands sabots dès les premières pages et qui se traine en je t’aime moi non plus interminables jusqu’à la toute fin du roman. Certes une histoire d’amour contrariée, des triangles amoureux bien menés, ou un peu de suspens ne font pas de mal, mais là c’était trop. Les deux héros ne cessent de se déchirer, de s’aimer, de se charmer sans que l’on parvienne à y croire vraiment et cela devient vite agaçant.
D’autres critiques sur le net ont reprochés à ce livre son scénario assez calqué sur d’autres sommités du genre (série télé entres autres) mais cela ne m’a pas dérangé. Après tout les repompes sont monnaie courante et si cela est bien mené, comme ici, cela donne une histoire qui se tient, travaillée et riche, doublée d’un message écologique.
Aquatica se laisse donc lire mais ne m’a pas assez convaincue pour pousser plus en avant avec la suite de la trilogie. Ce premier tome achève l’histoire entamée tout en laissant planer des questions non résolues afin de poursuivre l’aventure ultérieurement, sans moi…
Les + : un message écologique intéressant, le thème en général, pas trop d’explication de bidulo-nuclero-spacio machin incompréhensible pour une non scientifique comme moi ^^
Les - : long et prévisible